Simulations à la Faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal

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Entrevue avec M. Réjean Langlois.  

Chargé de cours en intervention en situation de crise, certificat en santé mentale - Faculté de l'éducation permanente de l'Université de Montréal.  

Retour sur son expérience avec TACcom. (Sur la photo: Tatiana Zinga Botao, dans le rôle d'Alicia.) 

Parlez-nous un peu du cours que vous donnez ?

Le cours en intervention en situation est dispensé par la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal, dans le cadre du certificat en santé mentale. Il s’inscrit dans une perspective d’adapter son contenu et son approche pédagogique aux caractéristiques d’une clientèle étudiante qui travaille de façon générale à temps plein, tout en poursuivant des études universitaires (notamment des médecins, infirmiers(ières), psychologues, travailleurs sociaux, criminologues, policiers, etc.)

Pour ce faire, vous utilisiez déjà les simulations. Comment cela se passait-il ?

À divers moments à l’intérieur de son déroulement, des situations de crise sous la forme de simulations sont utilisées depuis quelques années pour concrétiser davantage les notions étudiées. Proposées par les étudiants, ces situations de crise tirées de leurs expériences professionnelles ou parfois d’expériences personnelles, sont jouées en classe par les étudiants et analysées par la suite sous la forme d’études de cas.

Pourquoi avoir pris la décision de faire appel à un scénariste et à des comédiens professionnels de TACcom pour vos mises en situations ?

Comme l’ont régulièrement indiqué les résultats de l’évaluation périodique du cours auprès des étudiants, l’introduction des simulations en classe a eu à ce jour un  impact indéniable sur la qualité des apprentissages des étudiants. Toutefois, je me dois d’ajouter que ces résultats sont toujours demeurés variables en termes de qualité en raison notamment de la taille et du climat de chaque groupe, des capacités dramatiques des étudiants et de la pertinence de la situation choisie.

Ainsi a germé le projet de produire des capsules vidéo faisant appel à un scénariste et à des comédiens professionnels devant permettre d’illustrer avec davantage de précision et de vraisemblance des notions à la base de la compréhension d’une situation de crise, notamment celles que posent généralement des difficultés aux intervenants soit une situation de crise suicidaire et une situation de crise en lien avec un problème sévère de santé mentale.

En quoi la possibilité de visionner des mises en situations réalistes, jouées par des acteurs professionnels, est-elle un atout pour vous et vos apprenants au niveau pédagogique ?

La possibilité pour les étudiants de visionner des capsules vidéo présentant in vivo des comportements suicidaire et un discours délirant faisant référence à des pulsions d’agression envers soi-même et son entourage en raison d’une condition de santé mentale détériorée est en valeur ajoutée par rapport aux simulations en classe.

Également, le fait d’avoir scénarisé des situations de  crise me permet d’illustrer concrètement en classe les notions d’apprentissage essentielles à la compréhension d’une crise et indispensables pour l’intervention de crise.

Comment utilisez-vous ces capsules ? 

Les capsules vidéo m’ont permis de développer des outils d’évaluation des apprentissages qui mesurent avec plus de précision les acquis des étudiants et cela facilite les rétroactions aux étudiants. En fait, l’introduction d’un test interactif à distance me donne un portrait détaillé des acquis et des difficultés de chaque étudiant et du groupe. Quelle précieuse source d’information pour améliorer le contenu du cours et favoriser de meilleurs apprentissages !

Photo: Blaise Tardif, dans le rôle de Julien.